Les masques chirurgicaux sont lavables et réutilisables

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Les masques chirurgicaux sont lavables et réutilisables

L’impact écologique est l’un des principaux points reprochés aux masques chirurgicaux. Pourtant, un récent test réalisé par l’UFC-Que Choisir révèle que ces protections théoriquement à usage unique sont, dans la pratique, lavables plusieurs fois tout en restant très efficaces. Un argument qui devrait peser dans la balance par rapport au masque en tissu.

Des performances inaltérées après 10 lavages

L’association de défense des consommateurs a acheté 3 modèles de masques chirurgicaux en grandes surfaces et en parapharmacie afin de vérifier leur capacité de filtration après lavage. Deux d’entre eux sont conformes à la norme EN 14 683 et étant de type 1, ils bloquent 95 % des bactéries. Le dernier, bien que semblable en tous points à un masque chirurgical, est dépourvu de marquage officiel.

Et les résultats sont plutôt encourageants puisqu’il apparait qu’après 10 passages en machine à 60°C, leurs performances ne sont pas altérées. Le confort reste également suffisant, puisque les auteurs du test ont pu les porter pendant plusieurs heures sans ressentir de gêne particulière. Mieux encore, malgré les cycles de lavages auxquels ils ont été soumis, les trois masques présentent des performances nettement supérieures aux standards minimaux imposés aux masques en tissu, y compris ceux portant la garantie filtration officielle Afnor/DGA utilisés comme référence.

Efficacité, respirabilité et confort préservés

Les résultats chiffrés de l’étude montrent que les 3 masques chirurgicaux jetables neufs filtrent plus de 98 % des particules de plus de 3 microns, quand les meilleurs masques en tissu affichent en moyenne 90 %.

Ils ont ensuite subi 10 cycles de lavage, et le même nombre de passages au sèche-linge et au fer à repasser réglé sur le niveau de chaleur le plus faible. Les deux masques ont conservé respectivement 100 % et 90 % de leurs capacités de filtration, tandis que le masque de confort s’en sort très honorablement avec 98 % de particules arrêtées. Seul un léger feutrage est apparu, mais les attaches n’ont pas été endommagées. Nous ne sommes donc pas loin des résultats produits par les modèles en tissu portant la garantie Afnor/DGA.

Sur la question de la respirabilité, deux modèles ont passé le test haut la main, mais le troisième n’a pas atteint le minimum requis pour les masques en tissu disposant de la garantie officielle, même à neuf. Toutefois, il reste parfaitement adapté à des activités calmes.

L’association en conclut que pour le grand public (et non le personnel soignant), les masques chirurgicaux peuvent être réutilisés sans risque de perte d’efficacité. Ils valent donc les masques en tissu lavables 10 fois, tout en étant moins chers à l’achat.

Enfin, dans la mesure où ils sont réutilisés au lieu d’être directement jetés, la quantité de déchets plastiques non recyclables diminue considérablement. Non seulement c’est un point essentiel pour la préservation de l’environnement, mais ce système évite l’autre méthode, plus contraignante, qui consiste à mettre les masques usagés de côté pendant une semaine, le temps pour le virus d’être inactif.

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